Radon

Le radon est un gaz radioactif d’origine naturelle, inodore et incolore. En s’infiltrant depuis le sous-sol, il s’accumule dans les espaces fermés (ex : habitations…). Sur les 30 000 décès par cancer du poumon recensés chaque année en France, il est estimé qu’environ 3 000 sont potentiellement attribuables à une exposition au radon (Ajrouche et collègues, 2018).

Compte tenu de la composition de leurs sols, certaines zones géographiques sont plus concernées par la présence de radon que d’autres ; c’est notamment le cas des massifs anciens (Massif Central, Vosges, Corse, Bretagne, etc…). La connaissance des caractéristiques des formations géologiques du sol en France a permis l’établissement d’une cartographie des zones dans lesquelles la présence de radon à des concentrations élevées dans les bâtiments est la plus probable. Environ 7 000 communes (soit moins de 20%) correspondant au potentiel le plus élevé sont considérées comme prioritaires pour la gestion du risque radon  (https://www.irsn.fr/FR/connaissances/Environnement/expertises-radioactivite-naturelle/radon/Pages/5-cartographie-potentiel-radon-commune.aspx#.W4f15ZpOLIU).

La réduction de la teneur en radon dans les habitations passe d’abord par un temps suffisant d’aération naturelle du logement (5 à 15 minutes matin et soir). Des solutions plus ou moins complexes et coûteuses peuvent par ailleurs être mises en œuvre, en fonction des niveaux de radon mesurés :

  • Entre 300 Bq/m3 (valeur en-dessous de laquelle la Commission Européenne recommande de se situer) et 1 000 Bq/m3 : des travaux simples peuvent dans un premier temps être mis en œuvre comme par exemple colmater les fissures sur le sol et les murs pour limiter l’entrée du radon ou améliorer la ventilation naturelle de l’espace occupé (réglettes d’aérations en bas des portes, bouches d’aération vers l’extérieur…). Lorsque ces mesures s’avèrent insuffisantes, la mise en oeuvre de travaux plus lourds peut s’avérer nécessaire (pose de ventilation mécanique ; dalle de béton étanche…..).
  • Lorsque les mesures sont élevées (supérieure à 1 000 Bq/m3): il est souvent nécessaire d’entreprendre des travaux plus importants, si nécessaire avec l’aide d’un professionnel, par exemple pour agir directement au-niveau du sous-bassement du bâtiment.

Il est à noter qu’il existe un effet synergique entre l’exposition au radon et au tabac sur le risque de cancer du poumon. Les régions granitiques peuvent également être confrontées à la présence d’arsenic dans les eaux de boisson. Il est donc pertinent de réduire au maximum l’exposition aux différents facteurs de risque sur lesquels il est possible d’agir.

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